Le 25 avril 2017, la Chaire Agrotic de SupAgro Montpellier a organisé un colloque rassemblant des experts pour comprendre quels pouvaient être les axes d’évolution des smartphones et leurs nouvelles utilisations en agriculture. Voici 4 idées clés à retenir !

GospectroDe nouveaux capteurs vont élargir le champ des applications possibles

Si un smartphone compte actuellement une douzaine de capteurs (accéléromètre, GPS, appareil photo, …), le smartphone de 2021 devrait en compter au moins une vingtaine avec de nouveaux élus comme par exemple des capteurs permettant la mesure des gaz ou encore des capteurs d’image en 3D.
On peut aussi penser que les capteurs de type « caméra térahertz » seront de plus en plus fréquents. Ils permettront notamment la mesure des stress hydriques des plantes. Des capteurs de substances chimiques devraient aussi se généraliser et ouvrir de nouvelles potentialités aux smartphones utilisés pour des applications agricoles.

Un smartphone avec des plugs !

Aujourd’hui, l’appareil photo souffre d’un filtre anti-infrarouge pour faire de belles photos alors que l’on recherche au contraire à travailler dans le proche infra-rouge (environ 930 nanomètres) pour mesurer les indices de végétation. Il y a fort à penser que les startups de demain se contenteront toujours de sa puissance de calcul et de ses capteurs de base mais qu’elles développeront des capteurs accessoires permettant de réaliser des mesures complémentaires.

Des spectromètres à portée de main !

Rappelons qu’actuellement, les applications agricoles (110 répertoriées à ce jour autour de 10 usages agricoles) font surtout appel à deux capteurs (GPS et appareil photo) mais des sociétés testent de nouvelles solutions très performantes comme des caméra Sony travaillant à 1000 images/seconde ou des « spectromètres à éclateur de faisceaux » permettant de doser la présence de substances chimiques à l’aide d’un simple smartphone.

La 5G pour mettre fin aux zones rurales « sinistrées » de l’économie numérique

La 5G devrait offrir des débits 100 fois plus rapides que l’actuelle 4G. Le déploiement de la 5G pourrait débuter en 2018/2020 et devrait s’étaler durant la prochaine décennie. Notons enfin que la 5G devrait favoriser des échanges « device to device », entre smartphones pour éviter les engorgements de réseaux. La 5G pourra offrir les services des réseaux actuels qualifiés de « bas débit » de type SigFox ou Lora.

Jean-Paul Hébrard